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Chrisalyde

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Toute thérapie est perçue comme alternative dès qu’elle se démarque des formats de pensée figés par les dogmes, qu’elle s’intéresse à l’homme total, qu’elle accorde la priorité à l’autoguérison et qu’elle fonde son approche sur la prise de conscience du patient des causes cachées de son trouble. Qu’elle utilise ou non un remède n’est pas l’essentiel. Le problème réside dans le fait que la multiplicité des thérapies alternatives ne présente aucune unité. L’opposition féroce que les thérapies alternatives montrent à l’égard de la médecine officielle n’a d’égale que la férocité des oppositions qu’elles montrent les unes vis-à-vis des autres. Là où une troisième voie aurait pu nourrir l’espoir d’une vision globale de l’homme dans la question de la santé et de la thérapie, on assiste qu’à un cloisonnement encore plus violent des dogmes les plus rigides. (…)

La guérison par le symbole ne prétend pas détenir la vérité ni institutionnaliser sa théorie. Elle ouvre une autre voie de réflexion plutôt philosophique : une quatrième voie. Les thérapies alternatives cherchent une position intermédiaire entre la psychothérapie, « guérison sans remède », et la médecine traditionnelle, « guérison par le remède », mais cette position reste amarrée par un bout ou un autre à la science dont elles prétendent se démarquer. La quatrième voie ne se place pas en opposition à ce qui existe. Elle invite tout thérapeute, médecin, guérisseur, rebouteux, chercheur à s’ouvrir à un langage transversal, à un dialogue fécond, à une communication riche et innovante.

Georges Colleuil, La Fontaines aux symboles.

Je suis de plus en plus convaincue de la nécessité de cette communication transversale entre les différentes disciplines thérapeutiques dites « alternatives ». Comme le dit l’adage, l’union fait la force, et surtout les échanges autour de domaines aussi variés que l’acupuncture, la réflexologie, l’ostéopathie, la lithothérapie, l ‘aromathérapie, la naturopathie … et la tarot-thérapie ne peuvent qu’enrichir et nourrir les pratiques en créant du lien entre les praticiens eux-mêmes mais aussi pour les consultants. Car tout ce qui crée du lien crée aussi du sens. Décloisonner les savoirs, établir des passerelles, pour mettre à la disposition de tous et de toutes les outils permettant d’accéder à l’autoguérison, à la prise en charge de sa propre santé, de son bien-être et de son bonheur, car il est acquis maintenant à quel point ces trois aspects de la quête humaine sont intimement connectés. Cela passera par la restitution aux thérapeutes de leur juste place, en dehors de la tentation de la toute-puissance inhérente à un savoir dont la maîtrise ferait d’eux des êtres supérieurs face à des consultants en demande. Cette place est celle d’un accompagnateur, de celui qui est « à côté » et non plus « face à ».

Une nécessité que j’ai à cœur de mettre en œuvre pour en faire une réalité … Un projet dans les cartons dont j’espère pouvoir vous reparler dans quelques mois !

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